ONDES DE CHOC RADIALES: TRAITEMENT DES TENDINOPATHIES CALCANEENNES CORPOREALES

ANATOMIE FONCTIONNELLE

Introduction
Le tendon calcanéen est l’un des tendons le plus fréquemment atteint chez l’homme. Les tendinopathies calcanéennes touchent très fréquemment les sportifs d’âge moyen et tout particulièrement les coureurs. Elles sont le plus souvent corrélées à l’hypersollicitation tendineuse. Dans le cas de tendinopathie corporéale, le diagnostic essentiellement clinique peut être confirmé par l’échographie, voire l’IRM.

S’il s’agit d’une tendinopathie d’insertion, une IRM s’avère souvent indispensable pour appréhender le mieux possible le diagnostic et adapter le traitement.

Le traitement des tendinopathies calcanéennes corporéales est essentiellement rééducatif (travail excentrique, étirements, etc…) et une large part est donnée aux ondes de choc radiales qui permettent d’améliorer la qualité du processus de cicatrisation et d’aborder ainsi la phase de rééducation active et la reprise sportive plus précocement.

Rappels anatomiques
Le tendon calcanéen transmet la force développée par le triceps à l’aponévrose plantaire. Il constitue la zone de fragilité du sysème Suro-Achilléo-Calcanéo-Plantaire (SACP).
Ce SACP possède une double fonction : posturale par le muscle soléaire et propulsive par l’action des jumeaux lors de la marche et la course.
Le triceps sural est formé de 2 sous unités : le soléaire et les gastrocnémiens dont les tendons et les aponévroses s’accolent, ce qui est à l’origine de l’aspect bipartite du tendon calcanéen (Fig. 1a).
Le tendon calcanéen est un tendon volumineux, puissant, vertical (Fig. 1b), dont les fibres enroulées en spirale se termine au niveau de la face postérieur du calcanéum avec une rotation de 90°. Les fibres postérieures, latérales et antérieures deviennent respectivement latérales, antérieures et médiales.
Sa résistance à la traction est de l’ordre de 4000 Newton.
Il possède une zone d’hypo-vascularisation à sa partie moyenne ce qui en fait une zone de fragilité. Ses propriétés varient avec l’âge (protéoglycanes, contenu hydrique, fibres de collagène).

Fig. 1a
Fig. 1b

 

PHYSIO-PATHOLOGIE

Anamnèse
• La répétition excessive de contraintes au sein du tendon va entrainer des microlésions asymptomatiques qui ne peuvent pas cicatriser si cette hyper sollicitation perdure.
• Lorsque l’allongement tendineux reste en dessous de 4% (Fig. 2), le tendon se comporte comme un modèle élastique et revient à sa longueur de repos initiale. Entre 4% et 8% il survient des ruptures microscopiques. Au-delà de 8% d’élongation, on observe les premières lésions macroscopiques qui peuvent aller jusqu’à la rupture à partir de 14%.

Fig. 2
  • Ces excès de contraintes mécaniques demeurent la cause principale des tendinopathies. Cependant de multiples facteurs intrinsèques et extrinsèques coexistent.
  • Facteurs de risque intrinsèques : diminution de la flexion dorsale de cheville, perturbation de la mobilité de la subtalaire, diminution de la force musculaire en flexion plantaire, augmentation de la pronation du pied, tendon anormal à l’imagerie, certaines pathologies (obésité, diabète, hypertension artérielle, hypercholestérolémie etc…).

Facteurs de risques extrinsèques : type de sport, surfaces de jeux, erreurs d’entrainement, technique sportive, mauvais choix de l’équipement, facteurs environnementaux…

Examen Clinique
• Les douleurs sont classiquement localisées à la partie moyenne du tendon. Elles apparaissent de façon intermittente à l’effort. A son mode de début, les douleurs présentes fréquemment en début d’activité diminuent en général au cours de l’entrainement.

• Toutefois, la pathologie peut s’aggraver. La douleur devient de plus en plus invalidante pouvant gêner, voire obliger le sportif à interrompre son activité (Score fonctionnel de Blazina).

• Une sensation de raideur peut être perçue à la mise en charge suite à une période de mise au repos prolongée(nuit).

• L’inspection décèle fréquemment un gonflement.

• La palpation retrouve une douleur comprise entre 2 et 6 cm de l’insertion calcanéenne tibiale.

• Une diminution de la force et de l’endurance musculaire des fléchisseurs plantaires peut être mise en évidence par le test de monté sur la pointe de pied en unipodal.

• les examens complémentaires tels que l’échographie et l’IRM mettent en évidence un épaississement tendineux avec des modifications structurelles. Une hypervascularisation est souvent mise en évidence par la présence d’une activité doppler intratendineuse.

• Les principaux diagnostics différentiels sont : l’enthésopathie calcanéenne, le syndrome de l’os trigone, la bursite rétro-calcanéenne, une pathologie inflammatoire systémique.

 

TRAITEMENT ONDES DE CHOC

• Les ondes de choc radiales ont largement amélioré les possibilités thérapeutiques et permis une reprise sportive plus rapide et dans de meilleures conditions.

• Le traitement par ODCR comprend en général 5 à 6 séances espacées de 6 à 7 jours.

• Les résultats des ODCR sur les tendinopathies corporéales sont excellents (nodulaires, fusiformes, fissuraires, suite de peignage ou de suture du tendon calcanéen (au-delà du 4ème mois post opératoire) etc…

• Application des ODCR sur une tendinopathie corporéale :
– Position : patient en décubitus ventral, pied en bout de table ; repérage manuel palpatoire (Fig. 3) ; mise en tension du tendon calcanéen maintenu par le thérapeute (Fig. 4).

• Application des ODCR (Fig. 5) : fréquence 9 – 10 Hz ; pression 2,4 à 2,8 bars ; 2000 chocs; pression manuelle appuyée. Nous effectuons 1000 chocs de part et d’autre du tendon calcanéen avec un contre appui manuel.

Fig. 3
Fig. 4
Fig. 5

 

PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

  • Certains appareils possédant des applicateurs spécifiques permettent de parfaire le traitement.

 

  • Utilisation du « deep impact »
    – Cette tête dite « focalisée » (Fig. 6) permet de concentrer les ODCR et de développer une énergie plus élevée dans une fenêtre plus étroite. Ce type d’applicateur très efficace peut être utilisé notamment dans le cas de tendinopathie corporéale nodulaire (Fig. 7)
Fig. 6
Fig. 7
  • D20 ; D35 D-ACTOR : (Fig. 8)
    – Activation musculaire (Fig. 9) (couplage ODCR/infrasons) sur triceps sural.
    – 15 Hz ; 2 à 2,5 bars ; 2000 à 2500 chocs.
Fig. 8
Fig. 9
Fig. 10
Fig. 11

 

TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

KINESITHERAPIE
• Les ODCR peuvent être utilisées soit seule et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.
• Rompe a montré la supériorité de l’association travail excentrique – ODCR dans le traitement des tendinopathies calcanéennes.

Avant les ODCR

  • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin, rachis).
  • Etirements adaptés.
  • Travail excentrique fonctionnel (Stanish ou Alfredson) ou isocinétique (protocole Croisier)

Après

  • Massages décontracturants des Ischio-jambiers et des fessiers.
  • Electrothérapie (courants de capillarisation).

En alternance :

  • Massage transverse profond (MTP), crochetage.

 

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

Auteur: Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

ONDES DE CHOC RADIALES: TRAITEMENT DES PERIOSTITES TIBIALES

périostite tibiale

ANATOMIE FONCTIONNELLE

Introduction
La périostite tibiale (skin-splint) correspond à un surmenage micro-traumatique siégeant le plus souvent à la face antéro-médiale du tibia ou à son bord médial. Elle est due à la répétition de microtraumatismes entrainant un tiraillement des aponévroses musculaires sur leurs insertions.
Cette pathologie concerne les sports ou la course à pied ainsi que les impulsions-réceptions sont nombreuses. La plus grande partie des disciplines athlétiques, la danse, certains sports collectifs comme le basket-ball, le handball et le volley-ball sont particulièrement exposés.
Le diagnostic est avant tout clinique. Les examens complémentaires élimineront les diagnostics différentiels
Le traitement, difficile, a été notablement amélioré par l’utilisation des ODCR.

Rappels anatomiques
Le périoste est une membrane qui recouvre les os longs et les os plats assurant l’insertion des tendons et des ligaments sur l’os. Il n’est cependant pas présent au niveau des articulations. Il est composé d’une couche externe fibreuse, d’une couche intermédiaire fibroélastique, et d’une couche intermédiaire ostéoblastique (non fibreuse).
Le périoste fait partie des ectoméninges avec la dure-mère et participe ainsi à la protection du système nerveux. Il est essentiel puisqu’il assure la croissance des os et le bon fonctionnement du système vasculaire. Son rôle est de protéger l’os en cas de douleur ou de fracture.

 

PHYSIO-PATHOLOGIE

Anamnèse
Cette pathologie est fréquemment rencontrée dans les sports ou la course à pied ainsi que les impulsions-réceptions sont nombreuses (course, handball, basket-ball, volley-ball etc…).

Deux types de sportifs sont le plus souvent touchés
• Le sportif « de bon niveau débutant » de moins de 18 ans qui a considérablement augmenté son entrainement sportif.
• Les sportifs plus âgés, avec un passé sportif, qui reprennent l’entrainement après une période d’interruption prolongée et parfois une surcharge pondérale et qui multiplient les séances en « fractionné ».

Examen Clinique
L’interrogatoire est essentiel. Il retrouve les circonstances favorisantes et les symptômes évocateurs.

– Circonstances favorisantes :
• Sports : course à pied ou sports d’impulsions- réceptions
• Surfaces d’entrainement dures
• Qualité d’amortissement des chaussures
• Augmentation trop brutale de la quantité d’entrainement (geste technique, travail de pied, sauts, sprints).

– Symptômes évocateurs :
• A un stade de début : douleur après l’entrainement ou lors de course lente (allure de jogging). Cette douleur peut disparaitre lors de l’échauffement et ne réapparaitre qu’au refroidissement. Les symptômes sont localisés à la face médiale de la jambe.
• A un stade plus tardif, la douleur persiste pendant toute la séance d’entrainement. Les accélérations, les décélérations, les impulsions et réceptions sont des facteurs majorants.
• Les symptômes post-entraînement peuvent entrainer une boiterie franche
• Les activités sont en général poursuivies pendant des mois avec une symptomatologie stationnaire.

La palpation retrouve une douleur située sur le bord interne du tibia étendue sur 10 à 15 cm. Elle intéresse les deux tiers inférieurs du tibia. Une douleur bilatérale est fréquente alors qu’un seul côté est symptomatique.
L’imagerie aide peu au diagnostic mais permet d’éliminer formellement des diagnostics différentiels : fracture de fatigue, syndrome des loges, lésion osseuse tumorale etc.

 

TRAITEMENT ONDES DE CHOC

Les ondes de choc radiales ont largement amélioré les possibilités thérapeutiques et permis une reprise sportive plus rapide et dans de meilleures conditions. Le traitement comprend en général 5 à 6 séances espacées de 4 à 7 jours. Les séances doivent être adaptées au seuil de tolérance du patient. En cas d’inconfort manifeste, il est nécessaire de modifier la fréquence et/ou la pression.

Patient en décubitus dorsal : recherche palpatoire (Fig. 1) de la zone douloureuse (face antéro–interne du tibia dans sa partie inférieure et pouvant remonter parfois plus haut en fonction de la sévérité de l’atteinte).

Application des ODCR : (Fig. 2) Fréquence 12 à 15 Hz ; pression 1,8 à 2,2 bars (en fonction de la douleur) ; 3000 chocs. Pression manuelle légère.
Mettre du gel en quantité suffisante. Une main tient le transducteur et l’autre guide doucement la tête de l’appareil le long de la face antéro-interne du tibia.

Fig 1
Fig 2

 

PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

La fonctionnalité « rampe » de notre appareil permet une augmentation automatique et progressive de la puissance exercée améliorant ainsi le confort du patient.

Dans la plupart des cas il existe un syndrome des loges au niveau de la loge antéro-externe de jambe et parfois au niveau de la loge postérieure que nous pouvons traiter par activation musculaire et/ou infrasons + activation musculaire.

D20 ; D35 D-ACTOR (Fig. 3)
Activation musculaire (couplage ODCR/infrasons) sur les loges antéro externe (Fig. 4) et postérieure de jambe (Fig. 5). 15 Hz ; 2 à 2,5 bars ; 2000 chocs.

Fig 3
Fig 4
Fig 4
Fig 5

 

V –ACTOR (V 40)
Massage décontracturant par infrasons sur les loges antéro externe (Fig. 7) et postérieure de jambe (Fig. 8). 30 à 35 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 chocs sur chaque loge.

V –ACTOR (V 40)

 

Fig 7
Fig 8

TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

D’autres traitements complètent l’action des ODCR :

• Repos sportif (durée variable)
• Diminution des charges d’entrainement
• MTP au glaçon
• Techniques de décordage
• Physiothérapie antalgique (TENS ; Ultrasons…)
• Massage profond des différentes loges musculaires
• Etirements passifs des jumeaux et du soléaire
• Travail des muscles intrinsèques du pied
• Chaussage adapté,
• Consultation podologique, etc.

 

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

Auteur: Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

ONDES DE CHOC RADIALES: TRAITEMENT DES ENTHESOPATHIES HAUTES DES ISCHIO-JAMBIERS

mal aux ischio-jambiers

ANATOMIE FONCTIONNELLE

Introduction
L’enthésopathie haute des ischio-jambiers se manifeste habituellement par une douleur d’apparition progressive siégeant à la jonction fesse-cuisse.
Les premières descriptions de ce type de pathologie remontent à plus de 20 ans (De Labareyre). Elles intéressaient principalement les coureurs de haies (hurdler-tigh).
Le diagnostic est essentiellement clinique et la multiplicité des tests cliniques permettra d’orienter plus précisément le diagnostic.
Si nécessaire, une IRM pourra préciser le diagnostic. Plusieurs types d’anomalies isolées ou associées peuvent être observées : anomalie de l’interface ostéo-tendineuse ; réaction œdémateuse intra osseuse ; épaississement et remaniement tendineux…
Le traitement est essentiellement rééducatif et une large part est donnée aux ondes de choc radiales qui permettent d’améliorer la qualité du processus de cicatrisation et d’aborder plus précocement la phase de rééducation active.

Rappels anatomiques
Les ischio-jambiers s’insèrent par un tendon commun sur la tubérosité ischiatique (Fig 1).
Ils se composent de deux couches :
Une couche superficielle composée du biceps crural et du semi-tendineux
Une couche profonde avec le semi-membraneux
Il existe un rapport étroit entre la partie proximale du tendon et le nerf grand sciatique.

insertion des IJ sur la tubérosité ischiatique
Fig. 1

PHYSIO-PATHOLOGIE

Anamnèse
Nous retrouvons ce type de pathologie chez les sportifs pratiquant des séances de fractionnés (coureurs de demi-fond de bon niveau), des sports de vitesse pure, ainsi que dans les sports où les ischio-jambiers sont soumis à des étirements violents et rapides (gardien de but au handball).
Dans tous les cas, c’est l’alternance des phénomènes de contractions concentriques et excentriques qui est à l’origine de ces lésions de surmenage, la recherche de vitesse augmentant systématiquement les contraintes biomécaniques. Le symptôme le plus fréquent correspond à une douleur au niveau de la jonction fesse-cuisse, d’apparition progressive, réveillée par l’entrainement ou la position assise sur un plan dur. Cette douleur de fesse irradie le plus souvent jusqu’à la partie moyenne de la cuisse. Elle correspond à une projection de douleur d’enthèse associée à une contracture musculaire secondaire des ischio-jambiers. Parfois le mode de début peut être pseudo-traumatique.

Examen Clinique
L’examen clinique comprend un certain nombre de tests non spécifiques, mais la positivité de l’ensemble d’entre eux permet d’évoquer le diagnostic. La palpation de la tubérosité ischiatique (face postéro-latérale) peut être soit très douloureuse, soit uniquement sensible.
– En décubitus ventral :
• Contraction isométrique des ischio-jambiers en course externe douloureuse
– En décubitus dorsal :
• Elévation jambe tendue : limitation douloureuse par rapport au côté controlatéral par étirement des ischio-jambiers.
• Le test isométrique hanche et genou à 90° (Fig. 2) déclenche une douleur à la partie basse de la fesse avec une irradiation plus ou moins étendue à la partie haute de la cuisse.
– En position debout :
• La flexion antérieure du tronc (Fig. 3), genoux tendu, peut réveiller la douleur fessière ou celle de la face postérieure de la cuisse par simple étirement.
• Le test du « tiré » (Fig. 4) ainsi que le test du « frotté » (Fig. 5) peuvent déclencher la douleur par travail actif contre résistance des ischio-jambiers.

Fig. 2
Fig. 3
Fig. 4
Fig. 5

TRAITEMENT ONDES DE CHOC

Les ondes de choc radiales ont largement amélioré les possibilités thérapeutiques et permis une reprise sportive plus rapide et dans de meilleures conditions. Il comprend en général 5 à 6 séances espacées de 4 à 7 jours. 2 positions sont habituellement utilisées :

Position décrite par De Labareyre : Patient en décubitus ventral, légère flexion active du genou. Repérage palpatoire (Fig. 6) de l’insertion haute des ischio-jambiers sur la tubérosité ischiatique.

Appliquer les ODCR (Fig. 7) en roulant sur le tendon des Ischio-jambiers au niveau de son insertion haute. Transducteur R15 ; fréquence : 9 Hz à 10 Hz ; pression 2,4 à 3 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle appuyée.

Fig. 6
Fig. 7

Position décrite par Cacchio : patient en décubitus dorsal, flexion de hanche 90°, flexion de genou 90° pied reposant sur l’épaule du thérapeute. Repérage manuelle de l’insertion haute des ischio-jambiers (Fig. 8). Application des ODCR (Fig. 9) : transducteur R15 ; fréquence : 9 Hz à 10 Hz ; pression 2,4 à 3 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle modérée.

Fig. 9
Fig. 8

+ LOIN AVEC CHATTANOOGA

Deep impact
Cette tête dite « focalisée » (Fig. 10) permet de concentrer les ODCR et de développer une énergie plus élevée dans une fenêtre plus étroite. Ce type d’applicateur très efficace peut être utilisé dans le cas présent.

Fig. 10

D20 ; D35 D-Actor :
Activation musculaire (Fig. 11) (couplage ODCR/infrasons) sur contracture réflexe des ischio-jambiers et sur les muscles fessiers. 15 Hz ; 2 à 3 bars ; 2500 à 3000 chocs.

Fig.11

V-Actor (V40):
Massage décontracturant par infrasons sur ischio-jambiers (Fig. 12) et muscles fessiers.
30 à 35 Hz ; 2,4 à 3,4 bars ; 3000 à 4000 chocs.

Fig. 12

 

TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

KINESITHERAPIE
Les ODCR peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.
Avant

  • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin, rachis).
    • Etirements doux, progressifs et infra-douloureux, des ischio-jambiers
    • Renforcement musculaire excentrique sous-maximal infra-douloureux dans une course moyenne au début, puis en allant vers la course externe.
    • Renforcement musculaire isocinétique notamment en excentrique.

Après

 

  • Massages décontracturants des Ischio-jambiers et des fessiers.
    • Electrothérapie (courants de capillarisation).

En alternance

• Massage transverse profond (MTP) : souvent de réalisation difficile dans ce type de pathologie.

 

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

Auteur: Thierry ALLAIRE, Kinésithérapeute du Sport – MKDE Le Havre

 

ONDES DE CHOC RADIALES: TRAITEMENT DES APONEVROSITES PLANTAIRES

runner aponévrosite plantaire

ANATOMIE FONCTIONNELLE

Introduction
La souffrance de l’aponévrose plantaire ou du court fléchisseur plantaire survient en général chez les sportifs pratiquant la course et les sauts.
Son diagnostic est avant tout clinique. L’échographie et l’IRM élimineront les diagnostics différentiels.

Le traitement est avant tout rééducatif et les ondes de choc radiales utilisées à bon escient, nous permettent d’améliorer le processus de cicatrisation et dans de nombreux cas et d’accélérer la reprise sportive.

Rappels anatomiques
L’aponévrose plantaire est constituée de fibres longitudinales qui sont tendues du tubercule postéro-interne de la face inférieure du calcanéum à la face plantaire des articulations métatarso-phalangiennes. Triangulaire à base antérieure, elle comprend 3 parties (interne, moyenne et externe) auxquelles sont annexées en profondeur les muscles intrinsèques du pied.
L’aponévrose plantaire fait partie du système suro-achilléo-calcanéo-plantaire (SACP). Elle assure un rôle de transmission des forces du triceps sural vers les orteils.
Certains facteurs biomécaniques tels que des troubles statiques de l’arrière pied, une surcharge pondérale favorisent l’apparition d’aponévrosites plantaires.

PHYSIO-PATHOLOGIE

Anamnèse
Le patient se plaint de douleurs localisées sous le talon (infra calcanéennes), parfois irradiant en avant le long de l’arche interne, d’apparition progressive, sur un intervalle de plusieurs semaines. Ces douleurs sont de types mécaniques : augmentées en station debout, à la marche, lors de la montée des escaliers et soulagées par le repos. Au début ces douleurs diminuent après un échauffement, mais elles peuvent devenir plus sévères, être constantes et même entrainer une boiterie. Le patient décrira parfois avoir la sensation d’un « clou planté dans le talon ». Cette douleur se retrouve au niveau du tubercule postéro-interne du calcanéum (Fig.1 et 1 bis).

TRAITEMENT ONDES DE CHOC

  • Le traitement par ODCR comprend en général 5 à 6 séances espacées de 6 à 7 jours.
  • L’évaluation des résultats s’effectue à l’issue de la 3ème séance, de la 6ème séance et 6 semaines après la dernière séance (délais de cicatrisation).
  • Position : Patient assis ou en décubitus dorsal, mise en tension de l’aponévrose plantaire, repérage de son insertion calcanéenne (Fig. 2).
  • Une douleur siégeant 1 ou 2 travers de doigts au-dessus de l’insertion peut être le signe d’une rupture partielle de l’aponévrose qui contre-indiquerait le traitement par ODCR (Fig. 3).
  • Application ODCR au niveau de l’insertion de l’aponévrose plantaire sur le calcanéum (Fig. 4) : fréquence 9 Hz; pression 2,4 à 2,8 bars ; 2000 chocs ; pression manuelle appuyée.

PLUS LOIN AVEC CHATTANOOGA

Complétez le traitement en effectuant un travail de détente de tout le SACP grâce à des applicateurs spécifiques:

D20 D-Actor
Activation musculaire (couplage ODCR/infrasons) du triceps sural (Fig.5)
15 Hz ; 2 à 3 bars ; 2000 chocs

V-ACTOR 
Massage décontracturant par infrasons au niveau de l’aponévrose plantaire et du triceps sural (Fig.6)
30 à 35 Hz ; 2,4 à 3 bars ; 2500 à 3500 chocs

 

TRAITEMENTS COMPLEMENTAIRES

KINESITHERAPIE
Les ODCR peuvent être utilisées soit seules et/ou en complément d’autres techniques rééducatives.

Avant

  • Normalisations articulaires (pied, cheville, genou, hanche, bassin).
    • Etirements manuels et/ou auto-étirements de la chaine post de cuisse, du SACP
    • Renforcement musculaire excentrique lent du triceps sural.

Après

  • Association ODCR – couplage (ODCR + infrasons)
    • Electrothérapie (courants de capillarisation)
    • Massages décontracturants des muscles intrinsèques du pied, du SCAP.

 

PREVENTION
Prescription d’orthèses plantaires.

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

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Auteur: Thierry ALLAIRE, kinésithérapeute du sport MKDE Le Havre

 

COMMENT VAINCRE SON MAL DE DOS?

runner avec mal de dos

POURQUOI A-T-ON MAL AU DOS ?

Le mal de dos est la première cause d’invalidité avant 45 ans.

On considère que 80 % des Français ont ou auront mal au dos au courant de leur vie.

Récemment, 35 % des Français déclaraient avoir souffert d’une lombalgie au cours des douze derniers mois. 

Les douleurs du dos sont surtout localisées dans la région cervicale (cervicalgies) et dans la région lombaire (lombalgies). La douleur est avant tout liée à une fatigue musculaire.

La douleur, quelle que soit sa nature, est déclenchée lorsque les capacités de la colonne vertébrale sont dépassées. Plus la colonne vertébrale aura à subir de contraintes, plus un individu sera sujet au mal de dos.

Les causes graves avec lésions osseuses (compression nerveuse par une hernie discale) sont heureusement les moins fréquentes et il s’agit le plus souvent d’un dysfonctionnement articulaire intervertébral avec une forte réaction musculaire. Par ailleurs, certains mouvements répétitifs, certaines positions professionnelles ou gestes domestiques favorisent l’apparition de la lombalgie.

Après le traitement médical antalgique et décontracturant de la phase aigue, la réadaptation lombaire comporte, outre l’apprentissage des postures de protection lombaire et le renforcement musculaire, l’utilisation de ceintures lombaires ou de corsets.

 

RAPPEL ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE

La colonne vertébrale est composée de 24 vertèbres mobiles, 7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires. Cet empilage repose sur le sacrum qui forme le bassin en liaison avec les os iliaques.

Le tout est maintenu en parfait équilibre grâce à un merveilleux système de muscles et de ligaments fonctionnant avec une remarquable précision faite de synergies et d’antagonismes, comme dans les cordages et les haubans assurant la stabilité du mât du voilier.

Seules deux parties de cette colonne sont flexibles : le cou et la région lombaire. Les vertèbres dorsales liées à la cage thoracique forment un ensemble rigide qui protège le cœur et les poumons, le bassin est également rigide.

RÉSULTAT : les zones les plus flexibles sont aussi les plus fragiles puisque soumises à plus de contraintes et plus de mobilité.

En outre, sachez que les muscles de la colonne vertébrale ne sont jamais au repos. S’ils se reposaient, notre cou ne tiendrait plus notre tête qui tomberait en avant ou sur le côté, notre colonne lombaire ne tiendrait plus et nous serions pliés en avant comme des poupées de chiffon.

Enfin, dernier point de fragilité, et sans doute le plus important : le disque intervertébral. Les vertèbres sont séparées les unes des autres par des coussinets : les disques intervertébraux, ces astucieux amortisseurs sont composés d’une bille gélatineuse : le noyau pulpeux maintenu au centre d’un solide cartilage, l’anneau fibreux. Soumis à d’incessantes déformations dues aux mouvements du tronc et de la tête, le disque intervertébral est un peu le “talon d’Achille” de la colonne.

Colonne vertébrale

Rachis vue latérale. Le rachis est un empilement de segments superposés. Chaque segment est en soi “une unité fonctionnelle” composée de deux parties : la partie antérieure et la partie postérieure.

 

LES PRINCIPALES LÉSIONS, CAUSES DE DOULEURS DU DOS

TORTICOLIS : douleur provoquée par des contractures musculaires au niveau du cou.

CERVICALGIE : douleur du cou et de la nuque.

DORSALGIE : douleur de la région dorsale.

LOMBALGIE : douleur de la région lombaire. Peut être d’origine vertébrale mais aussi musculaire, ou plus rarement liée à une cause générale ou locale.

LUMBAGO : douleur vive ressentie dans la région lombaire, souvent liée à une lésion du disque intervertébral.

SCIATIQUE : douleur provoquée par une irradiation du nerf sciatique due le plus souvent à une compression d’une racine nerveuse au niveau d’un disque intervertébral. La douleur aura un trajet spécifique suivant l’étage de la lésion.

HERNIE DISCALE : fuite de substance constituant le noyau discal au travers d’une fissure dans les fibres du disque intervertébral. Cette substance faisant saillie dans le canal rachidien peut comprimer une racine nerveuse occasionnant diverses irradiations douloureuses suivant l’étage de la lésion.

vertèbre niveau lombaire

 

Les phénomènes aggravants sont multiples :

HYPERLORDOSE : exagération de la courbure de la colonne vertébrale dans sa convexité antérieure.

HYPERCYPHOSE : exagération de la courbure de la colonne vertébrale dans sa convexité postérieure.

SCOLIOSE : déviation latérale de la colonne vertébrale.

ARTHROSE : altération des cartilages articulaires sous l’effet du vieillissement. Elle peut affecter toutes les articulations, notamment celles de la colonne vertébrale.

OSTÉOPOROSE : lésion osseuse liée au vieillissement se caractérisant par un amincissement et une raréfaction des travées osseuses entraînant une fragilisation des os.

STRESS ET DÉPRESSION : comme pratiquement toutes les parties du corps, le dos peut être l’expression d’un problème psychologique. La douleur physique peut être l’expression d’une souffrance morale.

 

Pourquoi a-t-on mal au dos ?

Les douleurs du dos sont, comme on vient de le voir, surtout localisées dans la région cervicale (cervicalgies) et dans la région lombaire (lombalgies). La douleur est avant tout liée à une fatigue musculaire.

La douleur, quelle que soit sa nature, est déclenchée lorsque les capacités de la colonne vertébrale sont dépassées. Plus la colonne vertébrale aura à subir de contraintes, plus l’individu sera sujet au mal au dos.

 

MAL AU DOS : COMBIEN ÇA COÛTE?

© Crédit photo : LP/INFOGRAPHIE. C. TECHE

Chaque année en France, le chiffre de 1,2 milliards d’euros est le coût que représente le mal au dos à la collectivité. Encore ne tient-on pas compte des coûts indirects engendrés par les arrêts de travail et rentes d’invalidité versées dans le cas des séquelles du mal de dos.
3.630.000 journées de travail perdues annuellement.
Le mal de dos peut être considéré comme l’une des sources principales du déficit des comptes de l’Assurance Maladie.

En 2015, les lombalgies concernaient 19,1% des arrêts de travail alors qu’elles représentaient 13 % des accidents du travail en 2005. Soit 6 points de plus en 10 ans !

Plus concrètement : le mal au dos représente le 2ème motif de visite chez le médecin, soit :

  • plus de 200 millions de consultations par an
  • première cause d’examens radiologiques (24% contre 20% pour les maladies de l’appareil digestif) Une exploration complète d’un mal au dos avec radios, R.M.N. et scanner peut atteindre 3000 euros
  • principal motif des séances chez le kinésithérapeute (35% du total contre 15% pour les suites de traumatismes)

Pour la Sécurité Sociale, le mal au dos n’a pas qu’un coût strictement médical. Les problèmes ostéo-articulaires représentent environ 95.000 accidents du travail par an, soit 10% du total. C’est même la principale cause d’arrêt de travail chez les actifs de moins de 40 ans, soit l’âge où ils devraient être le plus productifs. Les 3,5 millions de journées de travail perdues de ce fait coûtent à la collectivité près d’un milliard d’euros. (Statistiques 1999 / 2000).

 

PRÉVENIR LE MAL AU DOS

Diminuer la contrainte physique

  • Utiliser des pauses même brèves pour réaliser quelques mouvements de décontraction.
  • Alterner les activités au travail comme à la maison,
  • La douleur ressentie par le jardinier qui se relève après une heure passée penché sur la plate-bande est NORMALE. Son dos lui signale juste qu’il en a assez fait. Il s’agit de fatigue musculaire, non de LOMBALGIE VRAIE.
  • Pour ce qui est de la position couchée, il n’existe pas de position idéale. Et s’il est vrai qu’il ne faut pas dormir enfoncé dans un matelas qui va bloquer le corps toute la nuit dans la même position, à l’inverse, un matelas dur ne guérit pas un mal de dos mais il va permettre de bouger pendant le sommeil et, pour ceux qui dorment sur le ventre, il évite d’être trop cambré.

Les professions les plus exposées sont, dans l’ordre :

– le bâtiment, le transport, la manutention.

– mais aussi, ironie du sort, le personnel médical, infirmières, kinésithérapeutes, manipulateurs radios, souvent obligés de manutentionner les malades, ils sont souvent victimes de problèmes dorsaux dans leur travail.

Diminuer les risques lors de manutentions

La manutention manuelle est fréquemment à l’origine d’accidents dorsaux, en particulier lombaires. Une bonne technique de manutention vous aidera à protéger votre colonne.

Règles de manutention :

– réfléchir avant d’agir

– se placer le plus près possible de la charge

– garder le dos bien à plat

– fléchir les jambes et soulever à la force des cuisses

Pour cela il faut :

– respecter les limites de charges autorisées (30 kg pour les hommes,

15 kg pour les femmes),

– manutentionner sans gêne (espaces dégagés),

– des cuisses et une sangle abdominale bien musclées.

 

Diminuer les risques dus aux vibrations :

– suspensions des véhicules,

– adaptation des sièges,

– limitation des temps d’exposition aux vibrations (postes de travail, arrêts toutes les 2 heures, étirements, décontraction, marche).

Les vibrations peuvent entraîner une usure prématurée des disques intervertébraux mais aussi une altération des corps vertébraux eux-mêmes.

mal de dos_les bons gestes

 

QUELQUES EXEMPLES DE MANUTENTION D’OBJETS

Améliorer le soutien musculaire

bonne et mauvaise position dorsale

 

QUELQUES EXEMPLES DE RENFORCEMENT MUSCULAIRE

Il est important d’avoir une bonne musculature, notamment cuisses et sangle abdominale. Cette dernière a un rôle très important. En se contractant elle augmente la pression dans la cavité abdominale et joue alors un rôle d’aide actif en avant de la colonne avec pour conséquence de réduire l’effort des muscles dorsaux et de diminuer la pression sur les disques intervertébraux.

Exercices thoraco-rachidiens destinés à apprendre à mobiliser le bassin

La mobilisation du bassin est un geste que tout le monde peut et doit réaliser. Geste de prévention, la bascule de bassin permet aussi de réduire la douleur.

Antéversion et rétroversion sont les deux composantes de ce mouvement.

L’antéversion augmente la cambrure lombaire et la rétroversion la diminue, voire l’efface.

L’antéversion qui creuse les reins est un mouvement spontané. La rétroversion est un mouvement actif qui conjugue la contraction des muscles abdominaux et fessiers. Elle entraîne un étirement des muscles lombaires.

Antéversion et rétroversion maximale

En position “à quatre pattes” en appui sur les mains et les genoux, la bascule du bassin est très simple à réaliser :

Bras et cuisses à la verticale, dos rond avec relâchement du cou en flexion avant (accompagné d’une expiration) suivi d’extension dorso-lombaire et mise en adduction basse des omoplates (accompagné d’une inspiration), dos creux.

Lorsque vous aurez bien compris la mécanique des muscles qui permettent la bascule du bassin, vous constaterez que celle-ci peut être réalisée dans toutes les positions, assis, debout, couché ou “à quatre pattes”.

Il convient de réaliser ce “verrouillage” du bassin le plus souvent possible afin d’entretenir la mobilité de la colonne lombaire et renforcer les muscles agissant sur cette mobilité.

Il est très important de bien faire ces mouvements sans entraîner de douleurs.

 

LES ÉTIREMENTS OU “STRETCHING”

Cette  méthode  permet  d’accroître  notre  souplesse. Elle constitue un excellent complément à l’entraînement physique ordinaire.

Les lésions ou inflammations  musculaires peuvent être en grande partie prévenues grâce au stretching.

Voici  quelques exercices spécifiques destinés à  améliorer notamment  la souplesse de toute la chaîne (face postérieure du corps) musculaire postérieure.

Ces muscles, très sollicités, sont souvent hypertoniques. Arriver par les étirements à les relâcher favorise la diminution de leur fatigabilité.

 

LE  PROGRAMME D’ENTRAÎNEMENT que vous avez à exécuter dure une dizaine de minutes environ. Il doit être précédé d’un échauffement, quelques pas de course par exemple.

Le principe est le suivant :

1) Contractez le groupe de muscles autant que possible pendant

20 secondes environ. Pendant vos exercices de stretching, il est primordial  de conserver une respiration naturelle légèrement accentuée.

2) Relâchez complètement 5 secondes.

3) Etirez doucement autant que possible et restez dans cette position pendant également 20 secondes. Ne vous “balancez” pas et pensez que vous ne devez jamais ressentir de douleur, éprouvez l’étirement : le “stretch”  (douleur = lésion).

4) Relâchez à nouveau, puis recommencez (4 à 5 fois) en partant de la position acquise.

Le principe ci-dessus est à  adapter  à  chaque exercice de stretching.

 

QUELQUES EXEMPLES

 

ACTIVITÉ PHYSIQUE

Augmenter la force et la capacité d’étirement des muscles du dos, conserver une bonne mobilité de la colonne, sont des objectifs à atteindre à l’aide de mouvements tels que ceux que nous venons d’énumérer.

Une activité physique générale, qu’il s’agisse d’un exercice habituel comme la marche ou d’une activité plus soutenue, est un facteur d’amélioration de la santé en général et de prévention des douleurs dorsales en particulier.

Sachez choisir l’exercice qui vous plaît et que vous pouvez pratiquer 2 ou 3 fois par semaine durant 20 à 30 minutes. Si vous êtes peu actif, débutez lentement. Aucune activité n’est contre-indiquée si vous prenez plaisir à la pratiquer et si vous êtes prudent dans sa pratique.

N’oubliez pas de vous échauffer avant d’entamer une activité et terminez par des mouvements d’étirements et de relaxation. S’il ne vous est pas possible d’exercer une activité physique, essayez de marcher plutôt que de prendre la voiture, évitez l’ascenseur pour monter quelques étages.

L’activité physique va vous muscler, vous serez mieux dans votre peau. Perte de poids et bien-être réduisent les douleurs dorsales. Si vous êtes en surpoids, une surveillance alimentaire vous aidera à vous débarrasser de vos douleurs dorsales.

Respecter quelques règles d’hygiène alimentaire

  • Adoptez une alimentation équilibrée, tant qualitativement que quantitativement.
  • Faites 3 vrais repas par jour, celui du soir devant préférablement être le plus léger.
  • Hydratez-vous suffisamment : 10 cl d’eau / kg de poids par jour (ne pas boire plus de 40 cl / kg en une seule prise). Pensez à régulièrement boire de l’eau, de préférence entre les repas.

 

POUR SOULAGER OU RÉDUIRE LA DOULEUR

Il faut avoir la démarche de consulter son médecin qui vous indiquera quel est le meilleur traitement à suivre.

Au niveau du cou

Faire des mouvements d’étirements en position debout ou assis, mouvements lents et progressifs jusqu’au maximum  de flexion et de rotation de la tête, sans augmenter la douleur.

 

Au niveau lombaire – En phase aiguë

– Repos. Bains chauds, compresses chaudes,

– Vérifiez la qualité de la literie,

– Traitement médical (calmants, anti-inflammatoires, décontractants),

– Kinésithérapie,

– Utilisation de ceintures de maintien lombaire, notamment les ceintures gonflables.

 

Au niveau lombaire – En phase chronique & en prévention

– Réduction de poids,

– Kinésithérapie,

– Podologie, faire vérifier les appuis talonniers et plantaires et rectifier les semelles si nécessaire,

– Activité professionnelle adaptée,

– Activité physique sportive régulière, compatible avec l’âge et l’état de santé,

– Utilisation de ceintures de maintien gonflables,

– Talonnettes anti-vibration si vous exercez une activité.

 

Exercices destinés à diminuer la tension lombaire

1) Se coucher sur le dos, les bras sur la poitrine, les genoux repliés ; appuyer fortement le creux du dos sur le sol en serrant les muscles de l’abdomen et les fesses, relevant ainsi le pubis en avant ; expirer en même temps. Tenir jusqu’à 10, se relaxer et répéter.

2) Se coucher sur le dos, les bras sur les côtés, les genoux repliés : relever les genoux et les presser énergiquement sur la poitrine avec les mains jointes plusieurs fois ; se relaxer et recommencer.

De même, répéter l’exercice en utilisant une seule jambe à la fois.

3) Commencer en position de coureur au départ (une jambe étendue, l’autre en avant comme indiqué, les mains au sol) ; se plier vers le bas et en avant et en portant l’abdomen sur la cuisse.

Recommencer avec les jambes inversées.

4) Se mettre debout les mains sur le dossier d’une chaise ; s’accroupir en redressant le creux du dos. Revenir à la position de départ et recommencer.

5) S’asseoir sur une chaise, les mains jointes sur les genoux ; se pencher en avant, plaçant le menton entre les genoux ; revenir lentement à la position de départ tout en tendant les muscles abdominaux. Se relaxer et recommencer.

Les exercices se font de préférence sur une surface matelassée, tel un tapis. Commencer doucement. Ne faire chaque exercice qu’une ou deux fois par jour, puis augmenter progressivement à 10 fois ou plus dans les limites du bien-être. Une douleur, mais non une légère gêne, est une indication pour s’arrêter.

 

Références bibliographiques Dos, mode d’emploi – Dr. J.P. Meyer – INRS/ Les douleurs du dos – Dr. P. Stora – ANATOMIA/ Mal de dos et sport – Dr. Graciet – Dr. Y. Demarrais  – M.K J.F. Lamour

La douleur est un signe qu’il ne faut pas négliger. Si cette dernière est prononcée et/ou perdure trop longtemps, il est conseillé de consulter un  médecin.

Pour plus d’informations sur les solutions thérapeutiques proposées, cliquez ICI.

L’ARTROMOT ACTIVE-K DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA KINESITHERAPIE LIBERALE

Artromot Active-K

 

Les attelles motorisées traditionnelles sont généralement considérées comme intéressantes en post-opératoire immédiat afin de réaliser un rodage articulaire et éviter les adhérences. Par contre leur utilité est jugée nettement moins évidente en cabinet libéral bien que l’évolution des techniques opératoires, la réforme hospitalière,… impliquent que les patients quittent l’hôpital de plus en plus tôt engendrant une modification de la prise en charge en cabinet libéral.

L’évolution voire même la révolution apportée par la toute dernière ARTROMOT ACTIVE-K développée par DJO France, oblige de reconsidérer le rôle et l’intérêt de ces attelles motorisées ainsi que leur utilité en cabinet libéral.
Outre l’approche classique CPM (Continuous Passive Motion) proposant l’habituelle mobilisation passive, l’ARTROMOT ACTIVE-K permet dorénavant la mobilisation active en travail statique, concentrique et excentrique. D’autres avantages tels que des capteurs très précis et le feedback auditif ou visuel font que cette attelle devient extrêmement intéressante y compris en cabinet libéral. Elle permet, notamment, d’effectuer très facilement et progressivement le passage du passif à l’actif et même initier le renforcement musculaire.

Les caractéristiques de l’ARTROMOT ACTIVE-K nous permettent de l’utiliser très facilement dans la rééducation de la sensibilité kinesthésique qui est un paramètre très important dans la stabilité articulaire et la proprioception ce qui en font un outil quasi incontournable dans le processus de rééducation et tout particulièrement chez le sportif.

Pour rappel, il ne faut pas confondre kinesthésie et proprioception puisque, comme décrit par Lephart et al (2000,) la kinesthésie est une sous-modalité de proprioception. C’est un élément important utilisé par le système moteur pour améliorer la gestuelle ainsi que construire des schémas moteurs tellement précis qu’ils finissent par en devenir automatiques. L’ARTROMOT ACTIVE-K permet de travailler facilement la kinesthésie, de manière précise et reproductible et ce, aussi bien en passif qu’en actif. L’autre intérêt est l’évaluation qui permet de suivre la progression de la rééducation.

Avec l’ARTROMOT ACTIVE-K, la kinesthésie se travaille facilement en demandant au patient, les yeux fermés, de dire dans quelle position angulaire l’articulation se situe ou bien de repositionner l’articulation dans une position pré-établie. Le travail est d’autant plus efficace que les positions angulaires, parfaitement choisies en fonction de l’articulation (par exemple au niveau du genou, ce sera la piste intermédiaire qui sera favorisée), seront déterminées avec précision. L’ARTROMOT ACTIVE-K, qui possède d’une part des capteurs précis et d’autre part un feedback, est d’une aide extrêmement précieuse dans ce contexte.

Pour plus d’informations, cliquez ICI.

Auteur: Elio Di Palma Master en Kinésithérapie et Agrégé en Kinésithérapie, formateur agréé, anc. Prof à l’HEPLAV de Liège et intervenant à l’IFMK de Reims.

LA RENTREE SPORTIVE: A VOS MARQUES, PRETS, PARTEZ!

La rentrée rime souvent avec reprise sportive.

Chaque année, des millions de personnes se remettent à la pratique d’un sport au moins une fois par semaine. Cette reprise est bénéfique, mais attention, une bonne prévention est nécessaire et certains bons réflexes sont à adopter en cas de traumatismes ou de douleur.

le saviez vous activite sportive

Les sports préférés des Français :

  • La marche, la randonnée et le trekking représentent une part importante des pratiquants déclarés (68%)
  • Les sports aquatiques (40 %)
  • Les sports de cycle (33 %)
  • Les sports d’hiver (13 %)
  • La course à pied/trail (18 %)
  •  Les sports de raquettes (10 %)

Plus 4de  millions de personnes sont licenciées au sein de sports collectifs dont près de 2 millions dans le football.

Sport et traumatisme :

  • 9 % des pratiquants (soit plus de 4 millions de personnes) déclarent avoir subi un traumatisme/ accident durant leur pratique.
  • 13 % des pratiquants de sports collectifs et de balles sont victimes de traumatisme.
  • 57 % des cas de traumatismes concernent le membre inférieur, en particulier le genou et la cheville.

 

Quelles sont les blessures les plus fréquentes en cas de reprise sportive ?

Les blessures les plus courantes sont liées au genou et à la cheville avec notamment les entorses.
Une entorse est une lésion traumatique touchant une articulation et responsable d’un étirement ou d’une rupture des ligaments. L’entorse peut être de différents stades en fonction de l’atteinte ligamentaire (bénigne, modérée ou grave).

 

Que faire en cas de blessure ?

Adoptez le protocole GREC:

GLAÇAGE
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un oedème. Le glaçage soulage la douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’oedème. Glacez 20 à 30 minutes et renouvelez l’application toutes les 2 / 3 h.
Attention : il est nécessaire d’appliquer un tissu entre la poche de glace et la peau pour éviter les brûlures par le froid.

REPOS
Après un traumatisme, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entraînerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, oedème…).

ÉLÉVATION
Surélever l’articulation traumatisée par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position allongée (jambe posée sur un coussin) favorisera le drainage et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

COMPRESSION
Comprimer légèrement la zone ce qui va contribuer à lutter contre l’apparition de l’oedème ou de favoriser la résorption de ce dernier.
Attention : en cas de persistance prolongée des symptômes, consultez un professionnel de santé.

planches anat genou cheville

 

Les conseils de prévention de votre pharmacien

En début de saison ou après une blessure ligamentaire (entorse), tendineuse ou musculaire ayant nécessité au moins deux semaines d’immobilisation, il est très important:

  • de reprendre de manière progressive
  • d’éviter de reprendre directement des sports tels la course à pied, le handball, le ski ou le tennis. Il est ainsi souvent préconisé de débuter par du vélo ou des mouvements en piscine, des exercices en salle, puis de la marche

         Natation : idéal avec un poids de corps réduit. Favoriser la nage libre (crawl) ou les exercices
d’aquagym en évitant de solliciter le genou (brasse).

         Vélo : n’utilise que 20 % du poids du corps et permet de travailler efficacement le renforcement du bas du corps et l’aspect cardio-vasculaire.

Planifiez votre reprise sur plusieurs semaines en espaçant les séances, puis en intégrant progressivement les sports terrestres (marche, puis course à pied) avant une reprise totale de l’activité.

conseil sport

Pour plus d’informations, cliquez ICI.

Source : www.ameli-sante.fr et www.sports.gouv.fr/ *Mignon, Patrick. « Point de repère – La pratique sportive en France : évolutions, structuration et nouvelles tendances », Informations sociales, vol. 187

ENTORSE DU GENOU: MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR!

D’après l’enquête « Pratiques physiques et sportives en France »*, plus de 85 % de la population française de plus de 15 ans déclare avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive au cours de l’année.
Si le sport est reconnu pour contribuer à notre bonne santé, il arrive parfois qu’une lésion aiguë (traumatisme) ou chronique survienne, empêchant la poursuite de l’activité. La première des blessures sportives est l’entorse, à savoir une élongation ou un déchirement ligamentaire.

La partie du corps la plus touchée est le membre inférieur, en particulier le genou et la cheville.
Cette pathologie amène donc de nombreux patients à venir dans nos pharmacies afin que l’on puisse les conseiller au mieux, soulager leur douleur et les accompagner dans leur rééducation.

 

De quoi est composé le genou?

Le genou est l’articulation intermédiaire du membre inférieur et joue un rôle déterminant dans toutes les activités locomotrices et la plupart des activités sportives.
Cette articulation est composée de trois parties dont les surfaces en contact sont recouvertes de cartilage articulaire. L’emboîtement médiocre des pièces osseuses est partiellement compensé par des
structures élastiques (ligaments croisés et ligaments latéraux) et fibro-cartilagineuses (ménisques) qui assurent la stabilité passive de l’articulation.
La musculature de la cuisse contribue également à cette stabilité.
Planche Anat Genou ligaments

Qu’est-ce que l’entorse de genou?

La reprise sportive est une phase préférentielle pour la survenue d’un traumatisme car la stabilité de l’articulation peut être mise à mal en raison d’un manque de tonus musculaire ou de qualités proprioceptives défaillantes.
L’entorse du genou est un phénomène de torsion de l’articulation entraînant un étirement, une rupture voire un arrachement d’un ou de plusieurs ligaments qui permettent la stabilité articulaire.
On distingue trois stades :

flèche stade entorse

Parfois, une lésion méniscale peut être associée en particulier en cas de forte flexion/rotation.

 

Quels sont les symptômes de l’entorse du genou?

  • Un craquement lors de l’accident
  • Une douleur, ressentie comme une déchirure
  • Une sensation de déboîtement, l’impression que le genou part sur le côté, puis revient en place
  • Une sensation d’instabilité du genou
  • Un gonflement du genou dans les quelques heures post-traumatiques

le saviez vous entorse genou

Que faire en cas d’entorse du genou?

1. Adopter le protocole GREC:

GLAÇAGE
L’inflammation causée par la lésion des tissus engendre l’apparition de douleur et d’un oedème. Le glaçage soulage la douleur et rétrécit en même temps les vaisseaux évitant les saignements et favorisant la lutte contre l’oedème. Glacez 20 à 30 minutes et renouvelez l’application toutes les 2 / 3 h.
Attention : il est nécessaire d’appliquer un tissu entre la poche de glace et la peau pour éviter les brûlures par le froid.

REPOS
Après un traumatisme, il est impératif de mettre le membre au repos et éviter de le solliciter ce que n’entraînerait qu’une aggravation des symptômes (douleur, oedème…).

ÉLÉVATION
Surélever l’articulation traumatisée par rapport au reste du corps. Une élévation de quelques centimètres des jambes en position allongée (jambe posée sur un coussin) favorisera le drainage
et le retour veineux. Cette élévation s’avère très efficace pour réduire la douleur et le gonflement.

COMPRESSION
Comprimer légèrement la zone ce qui va contribuer à lutter contre l’apparition de l’oedème ou de favoriser la résorption de ce dernier.
Attention : en cas de persistance prolongée des symptômes, consultez un professionnel de santé.

 

2. Prendre un anti-inflammatoire et/ou un antalgique
Si la douleur persiste, la prise d’un antalgique type paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien
comme l’ibuprofène peut s’avérer nécessaire.

3. Porter une attelle de genou en adéquation avec le traumatisme:

  • Les attelles ligamentaires textiles : compression et maintien pour les hyperlaxités articulaires, les entorses ligamentaires légères à modérées.
  • Les attelles ligamentaires rigides : attelles fonctionnelles pour les instabilités chroniques du genou, entorses modérées à graves des ligaments croisés ou latéraux. Il est important de suivre les recommandations du médecin.

Pour les patients en phase de reprise sportive recherchant un maintien à titre préventif, le médecin ou pharmacien vous questionnera afin de vous conseiller au mieux :
1. Parlez des sports à privilégier pour une reprise en douceur
2. Demandez une attelle de genou de contention ou proprioceptive en adéquation avec le sport pratiqué.

Pour plus d’informations, cliquer ICI.

BIEN VIVRE SA GROSSESSE ET L’APRES

Jeune femme enceinte photo action

En France, 50 à 75% des femmes souffrent de mal de dos au cours de leur grossesse.

Douleurs dans le dos pendant la grossesse: qu’est-ce que c’est?

Le mal de dos apparait généralement au cours du 2nd trimestre, pour s’intensifier jusqu’à la fin de la grossesse. Les douleurs touchent principalement les lombaires, c’est-à-dire le bas du dos. Parfois, elles descendent jusque dans la fesse et le haut de la cuisse : c’est la sciatique, mal de dos malheureusement courant chez la femme enceinte.
La fatigue, une station debout prolongée, de longs trajets en voiture, mais aussi le nombre de grossesses: ce sont autant de facteurs qui favorisent ces douleurs.
Les changements de position comme se relever du canapé par exemple sont tout aussi impactants.

 

Douleurs dans le dos pendant la grossesse: les causes

L’explication est mécanique : plus votre ventre s’arrondit, plus votre dos se cambre.
Avec le poids du bébé, votre centre de gravité est projeté en avant et vos abdominaux distendus par la grossesse ne jouent plus leur rôle de maintien.

 

Enceinte, comment puis-je prévenir ce mal de dos?

Il existe des solutions naturelles: les ceintures de maternité.

Le développement du foetus et les modifications du corps de la femme enceinte créent un déséquilibre que la future maman compense malgré elle en se cambrant davantage.
Le poids de son ventre fait augmenter la courbure de la colonne lombaire vers l’avant.
La ceinture de grossesse MyBabystrap DonJoy est une réponse aux lombalgies de la femme enceinte.
Elle est composée de matières douces exemptes de produits toxiques pour le corps et l’environnement (certification OekoTex) et elle ne contient pas de latex.

ceinture de maternité mybabystrap

 

L’incontinence urinaire touche plus de 30% des femmes après l’accouchement.

Prévenir l’incontinence

L’accouchement est un moment important dans la vie d’une femme.
Les conséquences de l’accouchement sur la santé sont nombreuses, et la rééducation post-partum est un accompagnement d’une dizaine de séances prescrit par votre médecin ou votre sage-femme, après réalisation d’un bilan individualisé.

Electrostimulation et rééducation post-partum

L’électrostimulation est une technique de choix préconisée après un délai de 6 à 8 semaines, dans le but de restaurer une bonne tonicité périnéo-sphinctérienne et surtout de vous permettre de vous réapproprier votre périnée. La rééducation se réalise au cabinet de votre praticien (Sage-Femme/ Masseur-Kinésithérapeute) et peut être entretenue par électrothérapie à domicile.

Le Cefar® Peristim Pro dispose de Ž programmes permettant le traitement et la prévention post-partum de diverses formes d’incontinence.
Il s’utilise avec des électrodes Dura-Stick Plus ou des sondes de rééducation Saint-Cloud.

Cefar-peristim-pro
Cefar Péristim Pro
Electrodes Durastick Plus

 

 

Les sondes de rééducation Saint-Cloud

Pour réaliser la rééducation par électrostimulation/ biofeedback, votre praticien vous prescrira une sonde individuelle de rééducation adaptée. Référence dans le domaine, Cefar propose les sondes Saint-Cloud unanimement reconnues et appréciées pour configuration me / Masseur-Kinésithérapeute) et peut être entretenue par Sonde Vaginale Saint-Cloud Plus
leur configuration anatomique et leurs matériaux biocompatibles, facilitant une hygiène irréprochable et un nettoyage facilité.

 

Pour plus d’inrofmations, cliquez ICI.

LIGAMENTOPLASTIE DU GENOU: LA PRISE EN CHARGE PRE ET POST-OPERATOIRE

Douleur genou ligamentoplastie

Ligamentoplastie: Définition et Implications

La ligamentoplastie du genou est une procédure chirurgicale visant le remplacement d’un ligament rompu (ligament croisé antérieur ou postérieur) par une greffe tendineuse prélevée chez le patient. C’est une intervention fréquemment pratiquée en chirurgie du sport avec plus de 40.000 interventions chaque année en France.

La ligamentoplastie s’adresse aux patients pratiquant des sports à risque (sports de pivot avec ou sans contact) et souhaitant les poursuivre et aux patients présentant une instabilité dans la vie courante malgré la rééducation.

 

Indications de l’attelle Support Everest Ice DonJoy en traumatologie ligamentaire

Grâce à son évolutivité, l’attelle Support Everest Ice DonJoy permet de prendre en charge les entorses de gravité moyenne et sévère des ligaments latéraux et/ou du pivot central pour les phases pré et post-opératoires avec possibilité de verrouillage en extension dans la phase aigue, cryo-compression puis mobilisation progressive avec contrôle des amplitudes articulaires jusqu’à reprise d’activité.

Manchon cryothrapie compression
Manchon de genou avec cryothérapie / compression intégrée

 

Protocole d’utilisation pré et post-opératoire dans le cadre d’une ligamentoplastie LCA

  • Phase pré-opératoire 

L’orthèse est utilisée après l’accident initial, dans un premier temps verrouillée en extension, puis rapidement passée la phase algique, les amplitudes sont progressivement libérées.

La compression et la cryothérapie permettent d’accélérer la récupération.

En cas d’atteinte sévère du plan ligamentaire médial, une immobilisation stricte avec un flexion de 10° à 20° peut être décidée pendant 3 à 6 semaines.

  • Phase post-opératoire immédiate

L’orthèse verrouillée en extension peut être positionnée dès la fin d’intervention en salle, ce qui permet la compression post opératoire (diminution du saignement et de l’œdème), associée à la cryothérapie pour sa propriété antalgique et anti-inflammatoire.

Cette phase peut durer pendant plusieurs heures en fonction des habitudes chirurgicales.

  • Phase de retour à domicile (entre J1 et J15-21)

Objectifs : maintien d’une extension complète, lutte contre le flexum.

Suivant les habitudes, l’orthèse peut être maintenue bloquée en extension ou laissée libre dans les amplitudes ; elle doit être conservée jusqu’à récupération d’un bon verrouillage quadricipital.

La poursuite de la compression et de la cryothérapie est justifiée dans les 15 jours suivant l’intervention. Le but est le retour à la vie normale quotidienne à ce délai sans orthèse.

Cas particuliers : en cas de plastie des plans latéraux ou de suture méniscale, l’orthèse est souvent maintenue pendant 4 à 6 semaines, avec limitation des amplitudes articulaires en flexion.

Pour plus d’informations, cliquez ICI.

 

Auteur: Docteur Nicolas HUMMER – Chirurgien Orthopédiste et Traumatologue – Ortholor (54)